Nodule pulmonaire solitaire au scanner TDM- Conduite à tenir un nodule pulmonaire isolé et unique – Fleischner

Nodule pulmonaire isolé au scanner TDM et conduite à tenir

  • La conduite à tenir face à un nodule solide isolé (en l’absence d’autres anomalies intra- ou extra-thoracique) dépend notamment des paramètres suivants : le terrain du patient, la taille (volume) du nodule, les caractéristiques et l’évolutivité du nodule.
  • En cas de multiples nodules, la stratégie à adopter est celle préconisée pour celui de plus grande taille (volume) (4).

Fleischner Guidelines pour les nodules pulmonaires au scanner – 2017 

  • Les recommandations de la Fleischner Society pour le suivi des nodules solides incidents de 2005 ont été actualisées en 2017 (5,6). Ces nouvelles recommandations sont plus complexes. Elles introduisent la mesure volumique des nodules dont l’intérêt avait été démontré dans le cadre de l’essai de dépistage NELSON, mais avec des valeurs seuils plus conservatives (7,8). Elles introduisent également une différence entre l’existence d’un nodule unique et de nodules multiples. Enfin, la notion de risque individuel s’est complexifiée. On notera que ces recommandations ne sont PAS valables pour les moins de 35ans, les immunodéprimés et les patients atteints de cancer. On peut proposer l’algorithme de synthèse suivant (Figure 1). -Les scanners de suivi doivent être fait en mode volumique et coupes millimétriques, sans injection de produit de contraste et faiblement dosé (PDL <150mGy.cm pour un adulte de 70Kg) (4). -Le suivi supérieur à 24 mois d’un nodule solide non évolutif n’est pas proposé par la Fleischner Society. L’essai NLST (chez des patients à haut risque, voir Figure 1) a démontré l’intérêt du scanner annuel pendant 3 ans (3). Chez des patients à haut risque, le suivi prolongé (10 ans dans l’étude COSMOS) a démontré un taux de détection de cancer annuel stable au cours de la période (9). -Le suivi de nodules thoracique s’entend uniquement chez un patient informé (et consentant) à une prise en charge diagnostique et thérapeutique active (jusqu’à une chirurgie thoracique), ET en état physique de la recevoir (absence de contre-indication). -Les modalités de suivi indiquées s’entendent pour un nodule non-évolutif. Un nodule rapidement évolutif doit faire l’objet d’investigations complémentaires et/ou d’une surveillance rapprochée. -L’apparition d’un nouveau nodule au cours du suivi doit faire reprendre l’algorithme à son commencement.
Nodule pulmonaire unique ou multiples
Facteurs de risques et nodules pulmonaires
Nodule en verre depoli

Référence

https://espacecancer.sante-ra.fr/Ressources/referentiels/NODULES_AURA_2018.pdf

Maladie de Scheuermann

Critères diagnostique de la maladie de Scheuermann

Ostéochondrose – Dystrophie épiphysaire de croissance- Dystrophie rachidienne de croissance-épiphysite de croissance – ostéochondrite vertébrale juvénile

Touche les ados (fille 11-13 ans, garçon 13-15 ans) avec douleurs, attitude
cyphotique

Réponse tissulaire exagérée suite à des traumatismes répétés ou à une hyperpression chronique de la partie antérieure des plateaux vertébraux
 Pronostic : fonction de la précocité du diagnostic et du traitement
 Aspect Rx :
– stade débutant : aspect feuilleté des plateaux vertébraux puis affaissement de
la partie antérieure des corps prédominant au niveau du listel marginal.
– stade plus avancé: une véritable cunéisation des vertèbres intéressées
associée à une cyphose lorsque les lésions se situent à l’étage dorsal.
– secondairement, apparition de lacunes sous-chondrales des plateaux
vertébraux
 Traitement : souvent orthopédique, rarement chirurgical
 But : prévenir l’aggravation de la cyphose et l’arthrose précoce

Critères de Sorensen:

  •  Cunéisation >5° d’au moins 3 vertèbres au sommet de la cyphose
  •  Condensation feuilletée des plateaux
  •  Pincement discal
  •  Hernies intra-spongieuses centrales
  •  Hernie rétro-marginale antérieure
  •  Hernie pré-marginale postérieure
  •  Epiphyse libre et vertèbre limbique
  •  Allongement antéropostérieur de la vertèbre

Imagerie de la maladie de Scheuermann

Source externe Maladie de Scheuermann

Aspect normal du rachis de l’enfant

 

Syndrome radiologique isolé RIS et SEP infraclinique

Critères diagnostiques de RIS -Syndrome radiologique isolé

Présence de lésions dans la substance blanche du SNC, de découverte fortuite et remplissant les critères IRM suivants :

  • » ovoïdes, bien limitées et homogènes avec ou sans implication du corps calleux » hyperintensités T2 mesurant plus de 3 mm et remplissant les critères de Barkhof (au moins 3 sur 4) pour la dissémination dans l’espace
  • » anomalies du SNC qui ne sont pas en faveur de lésions vasculaires » pas d’arguments évocateurs pour des antécédents de symptômes cliniques neurologiques régressifs
  • » les anomalies IRM ne doivent pas pouvoir être associées au motif de l’IRM réalisée ayant permis leur détection
  • » les anomalies IRM ne doivent pas être en rapport avec une prise de substance toxique ou un traitement médicamenteux
  • » phénotype IRM des patients suggestif de leucoaraïose ou d’une autre maladie associée à une atteinte extensive de la substance blanche épargnant le corps calleux

Critères de Barkhof-Tintoré – SEP infraclinique

Si 3 ou les 4 critères suivants sont remplis, il est possible d’évoquer le diagnostic de RIS (concerne les lésions de taille supérieure à 3 mm) :

  • » au moins 1 lésion prenant le contraste ou 9 lésions en T2 s’il n’y a pas de lésions rehaussées
  • » au moins 1 lésion sous-tentorielle
  • » au moins 1 lésion juxtacorticale » au moins 3 lésions périventriculaires

Source syndrome radiologique isolé