CADASIL

Les maladies des petites artères cérébrales sont responsables de lésions de la substance blanche du cerveau et d’infarctus cérébraux profonds multiples. Elles sont à l’origine de 20% des accidents vasculaires cérébraux et constituent la deuxième cause de démence après la démence d’Alzheimer.

La maladie CADASIL est une forme héréditaire de ce type de pathologies, caractérisée par la présence de dépôts vasculaires spécifiques (appelés GOM pour Granular Osmiophilic Material) et la dégénérescence progressive des cellules musculaires lisses qui constituent la paroi des artères.

« Cette maladie est considérée comme une maladie rare, 500 familles répertoriées dans le monde, mais il semblerait que sa prévalence soit très largement sous-estimée » explique Anne Joutel, chercheuse de l’unité Inserm 740 « Génétique des maladies vasculaires ». Les premiers symptômes cliniques de la maladie apparaissent vers l’âge de 40-45 ans, mais, l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) du cerveau détecte dès l’âge de 30 ans des lésions de la substance blanche. Son évolution conduit à un état grabataire et au décès du patient vers l’âge de 60-65 ans.

CADASIL-NOTCH3
© Inserm, A. Joutel/U740 Une immuno Notch3 montrant l’accumulation de Notch3 (rouge) dans un capillaire (vert) marqué par un anticollagèneIV

des études ont révélé que la maladie CADASIL était causée par des mutations dans le gène Notch3. Une partie de la protéine Notch3, qui résulte de ce gène muté, s’accumule anormalement dans les cellules musculaires lisses des vaisseaux et dans les péricytes (cellules qui possèdent de longs prolongements cytoplasmiques et qui ont la capacité de réguler le débit sanguin des vaisseaux qu’elles entourent) des capillaires.

 

Cerebrovascular dysfunction and microcirculation rarefaction precede white matter lesions in a mouse genetic model of cerebral ischemic small vessel
disease
Accès à l’article original sur The Journal of Clinical Investigation, 1er février 2010